l'an passé de quelque 300 personnes de retour de mission.
RH propose un accompagnement individualisé à la recherche d'emplois, des bilans de compétences approfondis et un soutien à l'orientation professionnelle, notamment en travaillant la mise en valeur des expériences acquises sur le terrain. Bioforce Développement a mis en place une plateforme similaire depuis 2 ans.
Mais les organisations humanitaires ont souvent la tentation de garder à tout prix les personnes qualifiées dont elles disposent.
"Les ONG ont des difficultés de recrutement pour les postes à responsabilité et elles ont donc tendance à encourager les expatriés de retour de mission à rebondir immédiatement sur un autre poste", confie Eric Bordeaux-Montrieux, responsable du département Orientation de l'institut de formation aux métiers de l'humanitaire Bioforce Développement, basé à Lyon.
Les expatriés eux-mêmes,
après des années dans des "situations décalées", ne savent pas forcément comment réintégrer les marchés du travail, poursuit M. Bordeaux-Montrieux. D'où la nécessité d'une aide.
Parallèlement, il s'agit de motiver le monde de l'entreprise en France, notamment parmi les PME, qui n'est pas toujours très sensible à l'expérience acquise par les humanitaires.
"Les salariés sont toujours notés et recrutés sur leurs diplômes (et pas toujours sur leur expérience)", relève M. Bordeaux-Montrieux mais, selon lui, ce constat est plus nuancé chez les grosses entreprises "qui connaissent des ONG au travers de leurs actions de mécénat ou de leurs partenariats".